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Littérature et société

Le Magazine des livres, numéro hors série, propose 200 critiques de livres qui ont le plus compté en 2009. 200 livres très représentatifs de la littérature d’aujourd’hui, embrigadée dans une société à laquelle elle ressemble trait pour trait.

En effet, si l’on excepte un gros 10 % des ouvrages, dans leur immense majorité les romans et essais critiqués ont tous un point commun : la noirceur.

On peut les diviser en deux catégories. D’un côté, le mal être du moi engendré par la famille, parents, grands-parents, tares et non dits. Une calamité d’où il ressort que la responsabilité d’être soi et mal dans sa peau est la faute à l’autre, le parent, l’ancêtre voir le frère ou la sœur.

« Famille je vous hais » disait l’un, car se prendre en charge n’est plus un devoir, c’est une inscription maladive de plus dans les gènes.

Seconde catégorie, la noirceur des jours. Au banc des accusés, la société. Cause de tous les mots, la société. Ce n’est plus le crépuscule vous dis-je, ce sont les ténèbres ! Aucun espoir, la lie des jours, la pestilence d’exister !

Mais c’est oublier sans innocence que la société est formée d’individus… Vous et moi. Eux. Cette clairvoyance malheureusement est absente, la société, c’est les autres.

Il en résulte une littérature désabusée, cynique, désespérée. Une littérature qui balance entre perfidie, détresse et scatologie.

Restent les 10 %  d’espoir. Des livres lumineux, généreux, aériens ou drus mais non dénués d’humour. Des romans qu’il convient de lire pour croire encore aux sourires, pour espérer en l’homme. Ce ne sont pas des écrits rescapés d’une société révolue. Pas encore si vous les ouvrez.



26/01/2010
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